Le 2ème Prix a été décerné à l’image: “At the very beginning” d’Aabdulazim (Egypte), Wikimedia Commons, CC-BY-SA 4.0 Lien de téléchargement
Coup de projecteur sur la lauréate du 2e prix de photographie : “At the very beginning” d’Ahmed Mahmoud Abdulazim (Egypte)
“Une photographie vaut toujours milles mots.” — Ahmed Mahmoud Abdulazim
Baigné par la lumière pâle du petit matin, un vieux paysan égyptien est assis sur son âne, portant sa première récolte de maïs de la journée, alors qu’il avance le long d’un chemin de terre. Vêtu d’un thobe blanc, sa silhouette est encadrée par de rayons de lumière diagonaux et de douces ombres délicates à ses pieds. C’est un moment de dignité tranquille — un aperçu intime des rituels durables de la vie agricole et du lien continuel entre la terre, le travail et la subsistance.
Pour le photographe Abdulazim, son oeuvre symbolise en même temps la tradition et la résilience :« Un paysan traditionnel commence sa journée en période de récolte en cueillant quelques épis de maïs, tout en se déplaçant avec son moyen de transport habituel », explique-t-il.
File:My personal portrait.jpg par Aabdulazim, CC0, via Wikimedia Commons

En l’inscrivant dans le thème “De la ferme à l’assiette” de cette année, il a pris conscience de la somme d’efforts humains qui se cache derrière chaque repas :
« J’ai réalisé combien de temps et d’énergie il faut pour obtenir ne serait-ce qu’un simple plat ! »
Le jury a également été touché par la force discrète de cette image. Le juré Alan Levine est revenu à sa propre perception sur l’image en déclarant ceci : « Au troisième tour, j’ai d’abord sous-coté cette photo, je l’ai trouvée ordinaire, mais plus je l’analysais, plus je l’appréciais. Elle a des éléments visuels percutants avec un placement idéal de l’homme et de l’âne dans le tiers gauche, et les rayons de lumière venant du haut à droite lui donnent une apparence presque spirituelle. Le blanc pur de ses vêtements renforce encore cet effet, et les lignes du chemin qui entrainent le regard vers l’intérieur de la scène. Enfin, l’idée que les tâches de base soient encore effectuées efficacement à l’ère industrielle renvoie un fort sentiment d’humanité. »
Pour Abdulazim, le fait remporter le prix Wiki Loves Africa lui a permit d’élargir l’audience de son travail et renforcer la relation avec sa clientèle : « Gagner le concours Wiki Loves Africa a eu un impact positif sur mon travail et sur l’interaction et l’engagement de mes abonnés en raison de l’excellente réputation que le concours a su construire au fil des années »
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